Edito 6ème dimanche du Temps Ordinaire

L’âne dans l’impasse

       Un jour, l’âne d’un fermier tomba dans un puits. L’animal gémit pitoyablement pendant des heures et le fermier se demandait bien ce qu’il allait faire. Finalement, il conclut que l’animal était vieux et que de toute façon le puits devait disparaître. Il n’était donc pas rentable de tenter de récupérer l’âne.

Il invita ses voisins à venir l’aider. Chacun saisit une pelle et ils commencèrent à enterrer le puits. Au début, l’âne réalisant ce qui se produisait, se mit à crier terriblement. Puis, à la stupéfaction de tout le monde, il se tut. Quelques pelletées plus tard, le fermier regarda finalement dans le fond du puits et fut étonné …

Après chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, l’âne réagissait aussitôt. Il se secouait pour enlever la terre de son dos et piétinait  ensuite le sol sous sabots. Pendant que les voisins du fermier continuaient à jeter de la  terre et des cailloux sur l’animal, il se secouait et montait toujours plus haut. Bientôt chacun fut stupéfait de voir l’âne sortir du puits et se mettre à trotter !

La vie peut nous engloutir sous toutes sortes de choses …Le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour avancer… Chacun de nos ennuis est une pierre qui permet de progresser…

Nous pouvons sortir des puits les plus profonds en n’arrêtant jamais de nous  battre…

N’abandonnons jamais, secouons-nous et fonçons ! Surtout dans les moments les plus sombres, rappelons-nous de libérer notre esprit des inquiétudes, de libérer  notre cœur de la haine, de vivre simplement, de donner plus et
d’attendre moins !

Bon Chemin vers la Vie !

Père Roger Khalil

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Extraits de l’exhortation apostolique du pape François « Amoris laetitia »
19 mars 2016
(la joie de l’amour) 

La Joie de l’Amour – 5ème chapitre : L’amour qui devient fécond (§ 191)

« Ne me rejette pas au temps de ma vieillesse, quand décline ma vigueur, ne m’abandonne pas » (Ps 71, 9). C’est le cri de la personne âgée, qui craint l’oubli et le mépris. Ainsi, tout comme Dieu nous invite à être ses instruments pour écouter la supplication des pauvres, de la même manière, il s’attend à ce que nous écoutions le cri des personnes âgées. Cela interpelle les familles et les communautés, car […] les personnes âgées sont des hommes et des femmes, des pères et des mères qui sont passés avant nous sur notre même route, dans notre même maison, dans notre bataille quotidienne pour une vie digne ».