Édito du 30 mai 2021

La Sainte Trinité 

Chers amis,
Ce dimanche nous fêtons la Très Sainte Trinité. Nous voici devant le grand mystère et fondement de notre foi.

Dieu est Père, Fils et Saint-Esprit.

Le Dieu unique se révèle à nous comme communion de trois personnes égales et distinctes unies dans le même amour. Mystère insondable, il est la source de notre vie et nous sommes appelés à en vivre ; c’est ce qu’on appelle la sainteté; toute vie doit être unie à la Trinité.

Si aujourd’hui elle s’efface devant le grand mystère de notre foi, j’aimerais vous remémorer rapidement une figure de sainteté, qui a vécu de son union avec Dieu dans tous les aspects de sa vie : sainte Jeanne d’Arc que nous aurions dû fêter en ce dimanche.
Jeanne d’Arc naît le 6 janvier 1412 à Domrémy en Lorraine, elle est la fille de paysans, durant la guerre de cent ans. Alors qu’elle a treize ans, elle entend des voix mystérieuses et va dès lors développer sa vie mystique. Pendant trois ans l’archange saint Michel, sainte Catherine d’Alexandrie et sainte Marguerite d’Antioche lui demandent de libérer la France et de faire sacrer le roi à Reims.

Pendant quatre ans, Jeanne résiste à cet appel. A seize ans, ignorant tout des lois de la guerre, elle se présente à Chinon au Dauphin, le futur Charles VII et lui fait part des voix qu’elle a entendues. Dubitatif, celui-ci lui fait passer des interrogatoires menés par plusieurs
théologiens de l’université. Leur avis est positif ; en elle, ils ne voient rien de mal, seulement une bonne chrétienne.

Jeanne fait au Dauphin quatre prophéties : les Anglais lèveront le siège d’Orléans, le roi sera sacré à Reims, Paris rentrera dans le domaine royal de Charles et le duc d’Orléans reviendra de sa captivité en Angleterre. Charles lui donne une armée pour délivrer Orléans des mains des anglais. En mai 1429, elle partvêtue d’une armure et d’une épée et délivre en huit jours Orléans assiégée depuis sept mois. Jeanne surnommée la pucelle d’Orléans remonte vers Reims, délivrant chacune des villes sur son passage. En 1429 Charles est sacré roi de France à Reims. Jeanne va alors tenter de libérer Paris mais échoue.

En 1430 Jeanne, abandonnée par le roi, est faite prisonnière à Compiègne par les Bourguignons puis vendue aux Anglais. Durant un an, elle est retenue en prison par les Anglais. La jeune fille est courageuse et héroïque pour conserver sa pureté malgré les tentatives des soldats. Sous prétexte qu’elle s’habille en homme, elle est condamnée comme hérétique. Seule lui reste la foi, pas même la communion qui lui est refusée. Elle meurt brûlée vive à Rouen le 30 mai 1431. Jusqu’à la fin, le roi Charles VII n’interviendra jamais alors qu’il a accédé au trône grâce à son aide. Sur la demande de la mère de Jeanne et du pape Calixte III, un procès de réhabilitation a lieu vingt-cinq ans plus tard. Jeanne d’Arc est canonisée en 1920 par Benoît XV, en 1922, Pie XI reconnaît officiellement la Vierge Marie en son Assomption comme patronne de la France et Jeanne d’Arc comme patronne secondaire.
Jeanne avait choisi de rester vierge pour accomplir sa mission.

Elle a mené une vie chrétienne ordinaire dans des circonstances extraordinaires, au milieu de soldats… qui la respecteront pour sa sainteté sa vie de foi, et qui suivront ses avis. Toute sa vie dit sa fidélité à Dieu, à travers la vie toute simple et ordinaire de la jeune
paysanne, elle nourrira sa foi par les moyens ordinaires des chrétiens, la prière, les sacrements de la pénitence et de l’eucharistie.

Elle n’est pas surhumaine, mais Dieu la porte et la fait vivre et en Dieu elle devient grande. Le pape Benoît XVI déclarait « notre sainte vit la prière sous la forme d’un dialogue permanent avec le Seigneur, qui illumine également son dialogue avec les juges et lui apporte la paix et la sécurité (…) . Le Nom de Jésus invoqué par notre sainte jusqu’aux derniers instants de sa vie terrestre, était comme le souffle incessant de son âme, comme le battement de son cœur, le centre de toute sa vie.

Le «Mystère de la charité de Jeanne d’Arc», qui avait tant fasciné le poète Charles Péguy, est cet amour total pour Jésus, et pour son prochain en Jésus.
Cette sainte avait compris que l’Amour embrasse toute la réalité de Dieu et de l’homme, du ciel et de la terre, de l’Eglise et du monde. Jésus est toujours à la première place dans sa vie » ; le cardinal Wright disait encore « la sainteté de Jeanne d’Arc est une sainteté moderne, et même actuelle au plus haut point. Sa profonde conviction, son zèle pour la souveraineté de Dieu sur toutes les Sociétés, civiles aussi bien que religieuses, prend un relief tout particulier aujourd’hui. La pureté de son idéal, la charité de ses motifs, sa piété parfaitement à la portée de tous, conviennent tout à fait à l’instruction spirituelle de notre époque ».

Que la figure de sainte Jeanne d’Arc soit un appel à aimer le Christ et à nous engager par toute notre vie, avec foi et détermination, au service des autres dans la charité ! Comme elle le disait :
« Messire Dieu, premier servi » « Dieu fait ma route »

Abbé Vincent Schlatter de Pomphily

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