C’est maintenant – Messe de samedi 6 juin en direct de la paroisse de Notre Dame de Vincennes

Messe de samedi 6 juin 2020 en direct de la paroisse de Notre Dame de Vincennes.  

Edito par le Père Serge ODJOUSSOU

Dieu Unique en trois Personnes.

Nous fêtons ce dimanche la Sainte Trinité, et le hasard des calendriers fait que cette année, nous célébrons en ce même jour, la fête des Mères. Puisqu’une telle coïncidence se présente, ne manquons pas l’occasion de tourner nos regards vers les auteurs de la vie. Nous avons reçu la vie biologique de nos parents et des liens d’amour nous unissent indéniablement à eux. Dans ce don de la vie, notre mère a joué un rôle merveilleux et nous pouvons lui rendre hommage en ce jour de fête.
Mais n’oublions pas que la vie est aussi un don d’amour de Dieu. Et puisque l’Amour, qui est le nom même de Dieu ne se manifeste sans une pluralité de personnes, L’Eglise nous invite à célébrer la Fête de la Sainte Trinité qui nous plonge davantage au cœur de ce mystère de notre Foi : Dieu, tout en demeurant « L’Unique », entre en relation avec nous en tant qu’IL est Père, Fils et Esprit. Avouons qu’il n’est pas toujours facile d’entrer dans la compréhension d’un tel mystère. Pourtant chacune et chacun d’entre nous, le perçoit avec sa propre sensibilité, sa propre expérience. Bien souvent, nous cherchons à comprendre le pourquoi des choses avant de poser tout acte de Foi ; ici nous sommes invités plutôt à poser l’Acte de Foi et nous comprendrons tout, en laissant la Trinité Elle-même se dévoiler à notre intelligence et à notre cœur.
Le mystère de la Sainte Trinité se révèle pleinement dans la lecture et l’écoute assidue des évangiles qui présentent Jésus toujours tourné vers le Père animé par leur Esprit commun. Notre Credo est bâti sur cette alliance trinitaire et le Baptême que nous recevons est donné au nom de cette même Trinité : « Allez ! De toutes les Nations faites des disciples ; baptisez-les au Nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. »

Chers frères et sœurs, nous sommes invités en ce dimanche de la Sainte Trinité à nous plonger dans ce mystère qui nous dépasse de partout. A la suite de Jésus, orientons notre vie vers le Père, par le Fils et dans l’Esprit.

Père Serge ODJOUSSOU

Revoir la messe du 6 juin 2020

Revoir la messe de samedi 30 mai 2020 

L’homélie du Père Stéphane Aulard – NOTRE-DAME DE VINCENNES – PENTECÔTE 2020

Chers frères et sœurs,

  1. Quelle joie de vous retrouver ici aujourd’hui pour la fête de la Pentecôte car la Pentecôte c’est la fête qui célèbre la venue du Saint-Esprit sur les apôtres, mais j’ai coutume de dire que c’est aussi l’acte de naissance de l’Eglise.
    Or, nous venons de vivre près de neuf semaines de confinement et je suis certain que pour beaucoup d’entre vous ce fut une épreuve, une source d’angoisse, parfois un grand moment de solitude surtout si vous êtes déjà seuls habituellement.
    Tout s’est arrêté du jour au lendemain : les rues si commerçantes de notre ville se sont vidées, des queues devant les magasins d’alimentation se sont formé rappelant aux plus anciens peut-être des queues d’une autre époque que vous pensiez ne jamais revoir.
    Pour les gens de ma génération née dix ans après la fin de la deuxième Guerre mondiale c’était une chose impensable car nous avons été tellement préservés du manque de liberté d’aller et venir à notre guise que l’effet de sidération fut incroyable chez beaucoup d’entre nous.
    Je crois pouvoir dire que pour nous les prêtres de Notre- Dame de Vincennes ce fut un temps qui nous a permis de nous rencontrer encore plus fraternellement puisque nous avons vécu cette retraite forcée ensemble nous essayant à prier avec vous et pour vous et nous retrouvant jour après jour pour déjeuner ensemble et échanger en profondeur.
    Nous avons en somme tous vécu comme un double carême…, ce qui n’est pas normal bien sûr !
  2. Pourtant en pensant à ce que la fête de Pentecôte représente on peut dire que cela commence bien par un enfermement (lisez mon éditorial). Bien souvent on n’en parle guère parce que l’on préfère bien sûr le dynamisme de la Pentecôte : l’enthousiasme (littéralement en grec le fait d’être rempli de Dieu) des apôtres, la longue liste des peuples du monde du 1er siècle autour de la Méditerranée rassemblés pour la Pentecôte juive à Jérusalem et qui se trouvent touchés par une sorte de contamination que l’on pourrait qualifier de « virale » : celle du Saint Esprit !
    Oui, au commencement, il y a le confinement comme au commencement de la Création dans le livre de la Genèse il y a le « tohu bohu » expression biblique intraduisible mais qui signifie quelque chose comme l’indifférenciation, le non organisé (on ne peut pas alors parler de désorganisation). Certes, notre confinement a été ordonné par nos gouvernants mais l’effet ressenti fut que les rouages de notre civilisation occidentale sans cesse en mouvement ne fonctionnaient plus. Et, il en fut de même pour notre vie spirituelle qui, contrairement à ce que certains ont pu dire, ne passe pas que par le recueillement individuel au fond de sa chambre mais bien par le rassemblement des croyants qui forment l’Eglise laquelle n’est rien d’autre qu’un rassemblement, le rassemblement du Corps du Christ dont Il est la tête : vous connaissez bien cette image si bien décrite dans la deuxième lecture de ce jour extraite de la première lettre de Saint Paul aux Corinthiens (1 Co 12,3-7.12-13) !
    Après un tel désert, la Pentecôte est donc la bienvenue et vos visages de chair qui ont succédé aux photos de vos visages nous sont infiniment plus précieux !
  3. Ce qui me frappe aussi comme chaque année dans le récit de la Pentecôte au livre des Actes des Apôtres (Ac 2,1-11) c’est la puissance de l’Esprit Saint comparé à la fois à la tempête (le vent) et au feu, à la lave d’un volcan (les langues de feu). Ceci rappelle bien évidemment ce qui arriva lorsque Moïse reçut au sommet du Sinaï les tables de la Loi (cf. Exode 19,16-18). Il y a, frères et sœurs, une violence de l’Esprit Saint. Nous n’aimons pas toujours ce mot qui nous semble trop fort dans notre culture du « soft » (doux) pourtant si violente mais souvent de manière subtile. L’Esprit Saint n’est pas doucereux car c’est le souffle vital, la vie de Dieu en nous. Songeons-y et c’est là-dessus que j’aimerais attirer votre attention : la vie de Dieu Esprit Saint demeure en nous car c’est elle l’âme de la Création. La vie de Dieu comme l’haleine qui passe de nos poumons jusqu’à nos lèvres et dont il faudrait se méfier nous déclare vivants. La buée qui vient sur nos verres de lunettes quand nous portons un masque c’est l’haleine de vie et, même contaminée, elle mérite le respect et elle redeviendra chaleureuse. Pensons quelques instants à ceux qui sont partis et dont les familles n’ont pas pu recueillir le dernier souffle : soyons en communion avec eux car ils sont maintenant dans les mains de notre Père Créateur qui a déjà relevé Jésus son Fils d’entre les morts et qui sait purifier toute vie marquée par les limites et le péché pour que tous vivent à jamais dans sa grande miséricorde !
    J’aimerais enfin ajouter ceci et, croyez-le, ce n’est pas un petit détail :
    je remercie celles et ceux qui ont pris soin des familles endeuillées en leur parlant au téléphone et en les accueillant lors des célébrations nombreuses que nous avons eues comme un peu partout dans notre église.
    Je remercie celles et ceux qui ont pris soin en leur demandant des nouvelles des isolés, des malades et des personnes âgées que nous ne pouvions pas visiter comme nous aurions tellement aimé le faire. Il y a eu là une épreuve que nous ne voudrions à aucun prix revivre.
    Je remercie celles et ceux qui se sont préoccupés de nos jeunes et de nos enfants en leur offrant ainsi qu’à leurs familles de la catéchèse et de la réflexion.
    Je vous remercie tous d’avoir continué de prier en écoutant nos homélies et en suivant les messes captées en vidéo, en venant vous recueillir et prier dans cette église qui est restée grande ouverte tous les jours. Frères et sœurs je suis chargé de vous dire que toutes ces initiatives furent des cadeaux de l’Esprit Saint car Dieu n’est pas absent de nos vies même quand c’est dur, même quand c’est inédit, même quand c’est inimaginable !
    Dans ma vie de prêtre combien de fois ai-je déjà remarqué depuis près de 34 ans que c’est dans les épreuves non choisies mais vécues intensément que l’être humain se révèle grand et habité profondément par Celui qui irrigue nos existences : l’Esprit du Père et du Fils qui nous empêche de sombrer dans la désespérance laquelle serait sans doute la plus grande victoire de Satan.

Et maintenant alors… ?
Avec prudence et détermination reformons le Corps visible du Christ où tous ont leur place sans exception. Comment ? En participant à la communion au Corps sacramentel du Christ que nous viendrons- les prêtres- vous porter tout à l’heure. Rendus forts par cette nourriture sainte nous pourrons rejoindre nos frères et sœurs sans peur et rayonner les fruits de l’Esprit saint dont notre monde a besoin : « amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi ». (cf. Galates 5,22).
Voilà ce que le Christ ressuscité demande aux apôtres que vous êtes : porter la paix et la miséricorde du Dieu vivant à vos frères et sœurs en humanité. Voilà ce que notre génération –avec la grâce de l’Esprit Saint- a comme mission (cf. Jean 20,21-23). Il en a d’ailleurs toujours été ainsi depuis le début de l’Eglise.
Amen.

Père Stéphane AULARD

Revoir la messe du dimanche 24 mai 

  • Edito par le Diacre Olivier PAULOT

Entre l’Ascension et la Pentecôte, ce qui est arrivé aux disciples de Jésus, avec Marie la mère de Jésus, dans le passage des actes des Apôtres (Ac 1 12-14), nous arrive aussi.

Eux ils étaient dans l’attente d’un signal de départ pour accomplir à leur tour la mission à laquelle Jésus les avait préparés. Ils avaient déjà la foi soutenue par le souvenir de ce qu’ils avaient vécu au contact de leur maître. Ils avaient appris comment entretenir la foi par la prière. Mais, il leur manquait la force de l’Esprit de Jésus. Il leur manquait le courage pour annoncer et témoigner de la présence de Dieu dans leurs vies. Ils se sont donc réunis au Cénacle, dans la même pièce où ils avaient pris le dernier repas avec Jésus. Dans un endroit plein de souvenirs. Leur prière pouvait être d’autant plus nourrie qu’elle se déroulait dans cet endroit.

Qu’est-ce à dire pour nous ? Nous sommes souvent dans l’attente, de toutes sortes, d’un futur meilleur, de pouvoir participer à la messe. Mais aussi en attente d’une solution à nos problèmes…Comment attendons-nous ? Quelle place faisons-nous à la prière ? Est-ce que nous prions seulement quand cela va mal ?

Vous remarquerez que les disciples sont réunis autour de la Vierge Marie. Comme nous, dans notre vie, nous pouvons nous appuyer sur elle. C’est aussi ce qu’a fait le Pape Pie VII, au XIXème siècle qui fut violemment arraché du siège apostolique de Pierre. Une fois rétabli sur le trône pontifical il attribua son retour à la puissante intercession de la Très Sainte Vierge qu’il avait continuellement invoquée, priant tous les fidèles de se tourner vers Elle avec une amoureuse confiance. Il institua une fête solennelle en l’honneur de la Vierge secourable sous le titre de Notre-Dame Auxiliatrice, qu’il fixa au 24 Mai, Cette fête ne figure plus au calendrier liturgique actuel mais , le concile Vatican II confirme le titre marial d’Auxiliatrice dans sa Constitution ‘Lumen Gentium’: « Aussi la bienheureuse Vierge est-elle invoquée dans l’Église sous les titres d’Avocate, d’Auxiliatrice, d’Aide et de Médiatrice. Tout cela doit pourtant s’entendre de manière qu’on n’enlève ni n’ajoute rien à la dignité et à l’action du Christ, seul Médiateur » (N°62).

Alors avec Marie, nous voulons prier, nous voulons entrer en conversation avec Dieu. Nous voulons être comme les apôtres autour de Marie : un seul corps ! Cela signifie que l’on se connaît les uns les autres : s’il vous manque un membre de ce corps, un doigt par exemple, il vous manque vraiment quelque chose. Chacun de nous est nécessaire et indispensable. Alors là, aujourd’hui, on ne peut pas encore se retrouver tous ensemble. Mais, en fait, dans le corps et dans le cœur de l’Église, s’il manque l’un d’entre nous, toute l’Église pleure.

Alors pour faire corps aujourd’hui, retrouvons-nous, comme les disciples, avec Marie et prions les uns pour les autres, pour nos communautés et pour le monde ! Vous pouvez retrouver toutes les propositions de prières mariales sur le site Internet de la paroisse.

Et nous serons alors pleinement unis au Christ par la prière avec Marie.

Olivier PAULOT – Diacre permanent

Revoir la messe du jeudi de l’Ascension

Edito par l’Abbé Vincent Schlatter de Pomphily

Chers amis,

Le mois de mai est consacré à une dévotion particulière envers la Vierge Marie, selon une tradition catholique, on l’appelle le « mois de Marie », il s’ouvre par la fête de St Joseph l’époux de la Vierge, il comporte en son sein la mémoire des apparitions de Notre-Dame à Fatima et il se termine, le 31, par la fête de la Visitation de la Vierge Marie à sainte Elisabeth.
Le « mois de Marie » qui est le plus ancien de ces mois consacrés, vit le jour à Rome, peut-être autour du collège romain des Jésuites, d’où il se diffusa dans les Etats Pontificaux, puis dans le reste de l’Italie et enfin dans tout le monde catholique. La promotion du « mois de Marie » doit beaucoup aux Jésuites, singulièrement au P. Jacolet qui publia le « Mensis Marianus » à Dillingen en 1724. Le principe est simple, il s’agit de méditer seulement la vie, les vertus et les privilèges de la Sainte Vierge et de s’en inspirer pour sanctifier la vie quotidienne en pratiquant chaque jour une vertu. Ainsi, chaque jour du mois du mai, les fidèles méditent une vérité de la vie chrétienne en fonction de laquelle ils s’imposent une pratique particulière, puis font une invocation et chantent un cantique à Marie. Les Jésuites n’ont fait que codifier des pratiques antérieures et, surtout, en souligner l’élaboration familiale. Ils recommandaient que, la veille du premier mai, dans chaque appartement, on dressât un autel à Marie, orné de fleurs et de lumières, devant quoi, chaque jour du mois, la famille se réunirait pour réciter quelques prières en l’honneur de la Sainte-Vierge avant de tirer au sort un billet qui indiquerait la vertu à pratiquer le lendemain. (Au XIII° siècle, le roi de Castille, Alphonse X le Sage (1239-1284), avait déjà associé dans un de ses chants la beauté de Marie et le mois de mai ; au siècle suivant, le bienheureux dominicain Henri Suso avait, durant l’époque des fleurs, l’habitude de tresser des couronnes pour les offrir, au premier jour de mai, à la Vierge, saint Philippe Néri exhortait déjà les jeunes gens à manifester un culte particulier à Marie pendant le mois de mai où il réunissait les enfants autour de l’autel de la Sainte Vierge pour lui offrir, avec les fleurs du printemps, les vertus qu’il avait fait éclore dans leurs jeunes âmes.
Quand on prie Marie, on s’adresse à elle afin qu’elle porte nos prières à Dieu. « Ad Deum per Mariam », ce qui signifie « A Dieu par Marie ». La vraie dévotion à Marie est un chemin sûr qui mène à Dieu. La Vierge Marie est le modèle de toute sainteté, c’est à dire le modèle de notre relation à Jésus et donc à Dieu, et notre modèle pour vivre selon les plans de Dieu. Rien d’extraordinaire dans sa vie, tout paraît normal… Mais non ! L’ordinaire devient extraordinaire. Sa vie simple est un lieu de contemplation et de communion avec Dieu. Marie devient un pont, un canal entre Dieu et les hommes. Elle prie avec nous et pour nous. La vie de Marie n’a pas été épargnée elle a connu la souffrance et la croix… elle peut donc comprendre nos épreuves et nous donner la force de nous tenir debout comme elle au pied de la Croix, d’être fidèles, de poursuivre le chemin soutenu par notre foi !
Venons donc, chers amis, souvent à ses pieds comme nous y a invité le pape François, prions le chapelet, seul et en famille, elle est maitresse de vie spirituelle, elle nous fera avancer sous son manteau protecteur vers Jésus, que ce mois de mai soit propice à faire éclore en nous des fleurs spirituelles, toutes ces vertus qui lui plaisent tant, que nous pourrons offrir à Notre Mère du Ciel !
« L’amour que tu voueras à notre Mère soufflera sur la braise des vertus enfouies sous la cendre de ta tiédeur et en fera jaillir la flamme vive. » « Marie, modèle de prière. — Vois comme elle prie son Fils, à Cana ; et comme elle insiste, sans se décourager, avec persévérance. — Et comme elle réussit.— Prends exemple sur elle. » (Saint Josémaria)

Abbé Vincent Schlatter de Pomphily

Revoir la messe du dimanche 17 mai 2020

Edito : ’Du confinement au dé-confinement ‘’

Chers frères et sœurs, tout au long de ces dernières semaines, la plupart de nos activités ont été mises en veilleuse. Cependant, au niveau notre paroisse, bien des initiatives ont été prises par plusieurs d’entre vous pour que nous restions unis par les moyens de communication. Un grand merci pour toutes ces initiatives qui nous maintiennent en communion spirituelle les uns avec les autres. L’idéal de l’Eglise est toujours de célébrer les Sacrements en présence du Peuple de Dieu réuni. Il est vrai qu’en cette période, nous devons vivre notre communion par divers moyens numériques tout en espérant ne pas rester plus longtemps dans la virtualité des sacrements. En ce temps où le virtuel nous nourrit dans une situation exceptionnelle, et où nous ne pouvons pas faire autrement, ne perdons pas de vue que l’Eglise, le Peuple de Dieu, les Sacrements sont concrets. Seulement, pour l’heure, avec les moyens de bords, nous formons l’Eglise en situation difficile dans l’Espérance de jours meilleurs, où nous pourrons de nouveau nous rassembler, être ensemble pour célébrer la Parole de Dieu, partager le Pain eucharistique, vivre la proximité avec le Christ, vivre l’expérience des disciples d’Emmaüs . L’Eprit-Saint promis par Jésus à son Eglise, est bien présent et agissant dans le cœur de chacun d’entre nous même aux heures de crise et de difficultés ; Et Il n’y a pas de réalités humaines qui ne puissent être transformées, purifiées, affinées par la force de ‘’l’Esprit-Saint qui poursuit son œuvre dans le monde et achève toute sanctification’’ (cf. Prière eucharistique N°IV). Déjà, nos autorités politiques, tout en nous invitant à rester prudents, envisagent la réouverture des écoles et de certains commerces, ce qui veut dire plus de liberté pour commencer à nous retrouver. Soyons en action de grâce. En Jésus, l’Esprit-Saint nous redit aujourd’hui encore/ « confiance, j’ai vaincu le monde ».

Père Serge ODJOUSSOU

Revoir la messe du dimanche 10 mai 2020

Edito : QUE VOTRE CŒUR NE SOIT PAS BOULEVERSÉ !

Pas facile en ce moment de ne pas être bouleversé avec « tout ce qui arrive » comme on dit !
C’est vrai que tous nos repères habituels sont bousculés :
On ne se déplace plus guère et si c’est le cas c’est pour des raisons précises et limitées…
On ne rencontre plus sa famille, ses amis pour travailler ou pour joue…
On ne vient plus au sport, à la musique, au caté…
On travaille avec son ordinateur alors que d’habitude on nous demande un peu de le lâcher…, ce qu’il faut sans doute encore faire actuellement !
En famille, on est tout le temps ensemble lors que d’habitude ce n’est pas le cas : pas assez ce n’est pas drôle ; tout le temps ce n’est pas toujours facile !
Je pourrais continuer la liste… Vous le ferez mais n’y passez pas trop de temps au risque d’avoir l’impression que rien ne va alors qu’à y regarder de près vous verrez qu’il y a aussi de bien belles choses qui se vivent aussi !
Je vous écris comme les apôtres au tout début de l’Eglise écrivaient aux chrétiens qu’ils avaient rencontrés et qui commençaient à constituer de petites communautés. Pourquoi leur écrivaient-ils ?
Pour les consoler s’il y avait des persécutions,
Pour les encourager à être fidèles dans leur foi toute nouvelle en Jésus ressuscité,
Pour les inviter à adopter tel ou tel comportement qui corresponde vraiment à ce que doit être un ami du Seigneur.
Pierre, Paul, Jean et tous les autres faisaient cela d’abord parce que Jésus l’avait fait avant eux. C’est ce que nous lisons dans l’évangile d’aujourd’hui où l’on voit les apôtres près de Jésus à l’écouter alors qu’Il va bientôt être arrêté et entrer dans sa passion qui le mènera à sa mort.
Jésus console, encourage et invite ses apôtres à aller plus loin dans la qualité de leur foi !
Ne soyez pas bouleversés ; au contraire approfondissez votre foi en moi comme vous croyez déjà en Dieu.
Appuyez-vous sur ma manière de vivre et d’être proche de Dieu mon Père et votre Père moi qui suis le Fils unique et qui vous invite à entrer dans la grande intimité de Dieu.
Croyez en moi et croyez en vous, soyez frères et sœurs et vous poursuivrez ce que j’ai commencé à faire dans ce monde pour le remettre à l’endroit : agissez de telle sorte qu’en vous voyant l’on puisse entrevoir Dieu à l’action !
Bref, ne soyez pas bouleversés à l’excès, « même s’il y a malgré tout de quoi » en ce moment !
Entrez plutôt dans le grand bouleversement que Jésus a déjà opéré il y a 2000 ans et qui a déjà traversé épidémies, guerres, troubles et persécutions de toutes sortes. Ce bouleversement a pour noms :
Joie profonde, espérance plus forte que tout désespoir, lumière dans les ténèbres, amour de Dieu et amour des frères !

Père Stéphane AULARD

Lire l’HOMELIE DU CINQUIEME DIMANCHE DE PÂQUES A 10 05 2020 par le Père Stéphane Aulard

 

Revoir la messe de dimanche 3 mai 2020 en direct de la paroisse de Notre Dame de Vincennes

Edito par le Père Jean-Marie Soro

« Je suis le bon pasteur »

Aujourd’hui Jésus nous dit: « Je suis le bon pasteur » (Jn 10,11). Commentant cette affirmation, saint Thomas d’Aquin écrit qu’il « est évident que le titre de « pasteur » convient au Christ, car de même qu’un berger conduit le troupeau au pâturage, de même le Christ restaure les fidèles par un aliment spirituel: son corps et son sang ». Tout a commencé avec l’Incarnation, et Jésus l’a fait durant toute sa vie en le parachevant par sa mort rédemptrice et sa résurrection. Après celle-ci, il confia cette charge à Pierre, aux Apôtres et à l’Église jusqu’à la fin des temps.

À travers les pasteurs, le Christ communique sa Parole, distribue sa grâce dans les sacrements et conduit le troupeau vers le Royaume: Il se donne Lui-même comme nourriture dans le sacrement de l’Eucharistie, Il enseigne la Parole de Dieu et son Magistère, il guide avec sollicitude son Peuple. Jésus a obtenu pour son Église des pasteurs selon son cœur, c’est-à-dire des hommes qui, se revêtant de Lui par le sacrement de l’Ordre, donnent leur vie pour ses brebis, dans la charité pastorale, un humble esprit de service, dans la douceur, la patience et la force. Saint Augustin parlait souvent de cette exigeante responsabilité du pasteur: « Cette charge de pasteur me préoccupe (…), mais quand je crains ce que je suis pour vous, le fait d’être parmi vous me console (…). Je suis évêque pour vous, je suis chrétien avec vous ».
Et nous, chrétiens, œuvrons à l’appui de nos pasteurs, prions pour eux, aimons-les. Soyons aussi les pasteurs de nos frères, en les enrichissant de la grâce et de la doctrine que nous avons reçues, en partageant leurs préoccupations et leurs joies, en les aidant de tout notre cœur. Dépensons-nous au profit de tous ceux qui nous entourent dans la famille, la vie sociale et professionnelle, jusqu’à donner notre vie pour tous avec l’esprit même du Christ, qui est venu au monde « non pour être servi, mais pour servir » (Mt 20,28).

Jésus est particulièrement sensible à ces foules qui sont à la recherche d’un vrai guide : « Voyant les foules, Jésus fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient désemparées et abattues comme des brebis sans berger. » (Mt 9, 36) Il y a chez tous les hommes, un besoin universel du Bon Pasteur, que saint Clément d’Alexandrie a voulu souligner :
« La nature humaine tout entière a besoin de ses innombrables et divins secours. Sans lui nos péchés demeurent en nous, nous oppriment et nous condamnent ; avec lui nous sommes séparés de la paille et nous devenons le pur froment qui remplit les greniers célestes. Il tient le van dans sa main, et il nettoiera son aire ; il amassera son froment dans le grenier, et il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteindra point. Voulez-vous comprendre et sentir toute la sagesse avec laquelle le divin pasteur, le Pédagogue tout-puissant, le Verbe paternel, nous instruit et nous dirige, réfléchissez à l’allégorie sous laquelle il se présente à nous, disant de lui-même qu’il est le pasteur des brebis ; c’est-à-dire le Pédagogue des enfants ».
Plus proche de nous culturellement, Victor Hugo a bien senti et exprimé comment Dieu écoute cette nécessité humaine, et se fait Bon Pasteur pour se pencher – aujourd’hui encore – sur nos misères :
« Hé bien ! Il est quelqu’un dans ce monde où nous sommes
Qui tout le jour aussi marche parmi les hommes,
Servant et consolant, à toute heure, en tout lieu,
Un bon pasteur qui suit sa brebis égarée,
Un pèlerin qui va de contrée en contrée.
Ce passant, ce pasteur, ce pèlerin, c’est Dieu ! » Victor Hugo, Les feuilles d’automne (1831), XXXVII La prière pour tous, VI (édition Hauman, p. 171).

Père Jean- Marie SORO

Des nouvelles données… ,  Des nouvelles reçues…
En ce troisième dimanche de Pâques, nous entendons dans la liturgie de la messe le fameux passage des pèlerins d’Emmaüs (Luc 24,13-35).
Le texte est célèbre parce qu’il a fait l’objet dans l’art occidental de bien des représentations anciennes et aussi modernes.
Nous l’aimons parce que nous y découvrons dans le cheminement des compagnons d’Emmaüs une image de notre propre cheminement humain. Emmaüs la fameuse association créée par l’Abbé Pierre s’appelait dans ses début les « Compagnons d’Emmaüs » parce que ces deux hommes qui fuient Jérusalem après la mort de Jésus et arrivent près du village d’Emmaüs ont rencontré Jésus sur la route… Mais, il s’agit de Jésus ressuscité et ils ne le reconnaissent pas parce qu’ils sont tout occupés à « broyer du noir » et ne voit pas la lumière radieuse qui nimbe le visage du Ressuscité, Jésus lui-même.
Ils sont donc occupés à se parler des événements malheureux arrivés à Jérusalem et pleurent sur la perte de cet homme qu’ils avaient admiré sans reconnaître qu’il se rend présent par sa résurrection à leur peine. Il les écoute patiemment et étapes par étapes jusqu’à ce geste du pain partagé lorsqu’ils s’arrêtent pour se restaurer, ils ne l’ont pas découvert.
Je vous raconte brièvement les « Pèlerins d’Emmaüs » parce qu’il m’est venu à l’esprit qu’en ce temps de confinement, de souffrance, de maladie et de deuil pour beaucoup nous aussi nous pouvons comme les compagnons d’Emmaüs « ressasser » notre colère, notre incompréhension, notre peine et loin de moi l’idée de vous dire : « passez à autre chose ! » Ce n’est pas si simple !
Mais, je sais aussi qu’à travers les duretés de l’existence il y a aussi des traits de lumière, des gestes d’amour et de tendresse qui se multiplient, de belles initiatives qui se prennent.
Alors si nous échangions ces « bonnes nouvelles » parce qu’après tout nous sommes dans le temps de Pâques et la dynamique de la Résurrection poursuit son œuvre dans le monde comme dans nos vies !
Père Stéphane Aulard.

Chers paroissiens de ND de Vincennes,

Comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire : Nous vous manquons peut-être ; mais vous, vous nous manquez vraiment ! Alors nous vous invitons à l’eucharistie dominicale à 9 heures 30 !
Je sais que ça fait tôt et que certains parmi vous sont habitués à venir soit le samedi soir à 18 h et aiment ensuite regarder la messe télévisée le dimanche matin sur France 2. D’autres apprécient de se retrouver en famille à 11 h le dimanche : les poussettes, les trottinettes ont leur plac ; les bébés s’expriment et nous sommes nombreux ! D’autres encore privilégient le dimanche soir ce qui leur permet de dormir le dimanche matin après le bon dîner du samedi soir entre amis ; Plusieurs font du jogging au Bois de Vincennes ou préparent un bon déjeuner familial : à 18 heures, i est temps de retrouver « NDV » pour bien finir la semaine ou plutôt pour bien commencer la nouvelle semaine avec parfois les jeunes musiciens et chanteurs…

Pendant tout ce temps de confinement, les prêtres – à la demande de plusieurs d’entre vous et aussi parce que nous sommes bien d’accord tous les quatre- ont décidé de célébrer à 9 h 30 à huis clos comme cela nous est demandé : croyez bien que ce n’est pas facile de commencer par fermer les portes, mais c’est ainsi.

Nous rouvrons les portes une heure plus tard pour laisser ensuite l’église accessible à la prière de tout un chacun toute la journée.

Beaucoup d’entre vous au cours de leur sortie quotidienne s’arrêtent dans l’église pour prier devant le Saint Sacrement ou dans les bancs de la nef. J’en ai vu plusieurs d’entre vous en train de parcourir les lectures bibliques du jour : CONTINUEZ !

Nous, de notre côté et en toute simplicité nous souhaitons garder le contact avec vous via une vidéo que vous pouvez trouver sur le site Internet  ou sur la page Facebook de la paroisse. La chaîne YouTube permet aussi de trouver la messe dominicale que nous assurons maintenant depuis des semaines.

Je veux ici rendre hommage à notre séminariste Benoît qui en assure la prise de vue et à toutes celles et tous ceux qui vous font parvenir cette vidéo : Maguelone, Paul-Marie, Claire, Anne entre autres.

Chaque dimanche notre secrétaire Véronique prépare la feuille paroissiale sur laquelle vous trouvez lectures et chants qui facilitent la participation.

Pendant la Semaine Sainte les chantres en nombre réduit ont repris un peu de service a capella pour donner un peu plus de relief et de joie à ces messes. Nous espérons que tous apprécient ces efforts.

Notre sacristain David est celui qui vous représente tous et toutes ! notre effectif dans la grande église n’excède jamais donc 8 ou 9 personnes gardant les bonnes distances recommandées !

Rien ne remplacera jamais la messe en direct et la possibilité d’y communier, je le sais mais en temps de crise, de confinement, approfondissez votre lien au Christ dans la prière et l’écoute de sa Parole et espérons que nous nous retrouverons dans la communion fraternelle renouvelée.

En attendant, que la communion des saints soit pour nous une belle réalité de foi : communion avec ceux qui nous précèdent, les défunts. Communion entre les baptisés. Communion avec l’Eglise tout entière aux quatre coins du monde. Communion avec le monde entier en souffrance ! Plus que jamais, comme le disait Pierre Teilhard de Chardin, la messe est célébrée sur le monde et pour le monde !

Communion avec tous ceux qui s’impliquent dans le combat journalier contre la maladie : les malades eux-mêmes, les soignants et ceux qui les présentent au Seigneur dans la prière.

C’est ce dimanche, le dimanche de la « Divine miséricorde » : tournons-nous avec simplicité et désir vers le Dieu qui fait miséricorde à tous ceux qui s’approchent de lui avec un cœur de pauvre ! Soyons de ceux-là !

Croyez à toute notre affection de prêtres et ensemble restons unis dans le Seigneur !

Père Stéphane AULARD avec les Pères Serge ODJOUSSOU, Vincent SCHLATTER, Jean-Marie SORO.

Bandeau-NDV-300

En semaine, l’église est ouverte de 7h30 à 19h30

82 rue Raymond du Temple - 94300 Vincennes
tel : 01 43 28 16 00
ndvincennes@free.fr

jeudi: 17h30 - 19h00
vendredi: 17h30 - 19h00
samedi: 10h-12h
Vacances : samedi: 10h-12h

lundi: 9h30-12h
mardi: 9h30-12h et 15h-18h
mercredi: 9h30-12h
jeudi: 15h-18h
vendredi: 9h30-12h et 15h-18h
samedi: 9h30-12h
Vacances : 9h30-12h tous les jours sauf samedi 22 décembre, lundi 24 décembre et mardi 25 décembre

La crypte : au-dessous de l’église
Salle Saint Louis,  3 rue Eugène Renaud - Vincennes
Maison Notre-Dame : 16 rue de Strasbourg - Vincennes