Édito du 21 mars 2021

« Et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. » (Jn 12, 32)

En ce 5 ème dimanche de carême, Pâques se profile déjà à l’horizon.
L’ Evangile de ce jour, s’ouvre par la demande de nombreux pèlerins Grecs venus pour la fête de Pâques, Ces ‘grecs’ sont des juifs de la diaspora, c’est à dire venant de tout le pourtour du Bassin Méditerranéen, la plupart parlent le grec, la langue internationale de l’époque, d’où le surnom qui leur est donné. Ils sont venus en pèlerinage à Jérusalem à l’occasion de la Pâque et ils entendent des rumeurs sur un homme dont les prédications sont exceptionnelles. Ces pèlerins Grecs, faisaient partie d’une population qui n’avait pas totalement adopté tous les marqueurs de l’identité juive (par exemple la circoncision). On dirait aujourd’hui que sont les gens du seuil qui se posent des questions. S’adressant à Philippe dont le nom grec suggère qu’il parle aussi cette langue, ils demandent à voir cet homme. A cette requête inattendue, Jésus ne répond pas directement mais c’est l’évènement déclencheur qui permet à Jésus de nous donner un enseignement sur la venue de son heure et il nous annonce le sens de sa mort qui devient inéluctable.
Le discours de Jésus qui suit cette affirmation et la manifestation de Dieu qui l’accompagne montrent la glorification de Jésus pour toutes les nations, sans limitation au peuple juif. La voix divine qui se fait entendre n’est pas destinée à Jésus pour le réconforter mais à la foule qui l’entend afin qu’elle croit.

Aujourd’hui cet Evangile est toujours actuel à plusieurs niveaux …

    • Comme les Grecs nous souhaitons voir Jésus dans Son Eglise et dans l’action des chrétiens.
    • Comme la foule qui est autour de Jésus, nous entendons la voix, par la lecture régulière et méditée de l’Ecriture. A nous aussi de porter ce message que Jésus nous donne, destiné à tous ceux qui cherchent à rencontrer le Fils de Dieu. Comme le Christ, nous devons être prêts à renoncer à faire de la réussite de notre vie une priorité absolue, ce n’est qu’en faisant allégeance à Jésus que nous pourrons accéder à la Vie en plénitude.
    • Comme le Christ nous pouvons oser dire à Dieu notre désir et lui faire confiance pour lui dire « que ta volonté soit faite. » Ainsi comme les premiers disciples, préparons-nous à vivre ces fêtes pascales comme une libération bien plus importante que la libération de cette maladie qui nous entoure. Par la grâce de la résurrection du Christ, l’homme peut vraiment devenir libre et créateur. C’est cette bonne Nouvelle que nous devons annoncer partout dans le monde.

Olivier PAULOT
Diacre Permanent