Dans l’attente de la descente du Saint Esprit !

L’Ascension du Christ a marqué la fin des expériences pascales pour ses disciples.

Le Christ ressuscité est retourné « vers son Père et notre Père (cf. Jn 20, 17).

Quelle belle et bonne nouvelle, disait saint Grégoire de Nysse (évêque, † 394) !

« Celui qui, pour nous, est devenu comme nous, a voulu, par suite de son unité de nature avec nous, faire de nous ses frères. C’est pourquoi il fait monter sa propre humanité auprès du Père véritable afin d’attirer par lui
tous ceux de sa race »

(GRÉGOIRE DE NYSSE, Homélie pascale, I, Leiden, 1967).

 

Ce départ de Jésus revêt donc une importance capitale pour lui, parce que « élevé de terre, Jésus attirera tous les hommes à lui »

 

(Jn 12,32) ;

ce départ est aussi important pour ses disciples, qui sont appelés à contempler sa gloire (Jn 17, 24) et à recevoir la vie éternelle (Jn 17, 2).

Ce départ n’est pas pour le Christ une évasion de notre condition humaine.

Il a promis aux siens de demeurer avec eux jusqu’à la fin du monde, de leur envoyer le Saint Esprit, le Paraclet, qui les guidera vers la vérité entière (cf. Jn 16, 13-15).

Il intercède pour nous auprès du Père afin que Celui-ci nous garde du Mauvais et unis en son nom.

Au terme de ce temps pascal,

« accorde-nous, Dieu Tout-Puissant, de garder la Pâque de ton Fils présente dans toute notre vie »

(Cf. ″Prière d’ouverture du dernier samedi du temps pascal, Missel romain).

Que ton Église, grâce à notre témoignage de vie, soit le signe visible de ton unité parmi les hommes et dans le monde !

Père Frédéric Adroma

Père Frédéric ADROMA