Édito de dimanche 22 novembre

« Le Christ Roi de l’Univers ».

Ce dimanche la messe est célébrée pour tous et en particulier les familles et les enfants de la catéchèse. Il m’a semblé intéressant d’expliquer deux mots ou expressions qui apparaissent dans les textes bibliques de ce jour: Le berger et les brebis et « Amen, je vous le dis »…

LE BERGER ET LES BREBIS

Dans la Bible il est courant de présenter Dieu comme un berger : pourquoi ?
Parce que Dieu est celui qui conduit son peuple comme un berger conduit les brebis de son troupeau.
Dans l’Ancien Testament déjà cette image existe. Le roi d’Israël est souvent décrit comme un berger mais c’est pour mieux dire que le véritable berger représenté par le roi c’est Dieu. Il est dit aussi que quelquefois les rois sont de bons ou de mauvais bergers tandis que Dieu est un berger sur lequel on peut compter : il n’abandonne pas ses brebis et il les conduit sur le bon chemin. Le Psaume 22 le dit à sa façon : « Le Seigneur est mon berger rien ne saurait me manquer où tu me conduis. »
Dans le Nouveau Testament à deux reprises l’on voit Dieu qui est prêt à donner sa vie pour son troupeau (cf. Evangile de Jean au chapitre 10) qu’il ne peut pas abandonner. Et c’est bien ce qui s’est passé puisque Jésus a donné sa vie pour nous. Dans l’Evangile de Luc (chapitre 15) le berger part à la recherche de la brebis qui s’est écartée du troupeau et il la ramène au milieu des autres sur ses épaules.
Dans la scène que l’on appelle du « jugement dernier » (Matthieu 25) on voit Jésus assis sur un trône : il juge à la fois les Nations du Monde et chaque personne sur ce qu’elles ont pu faire pendant leur vie. Il commence par mettre les brebis à sa droite tout en repoussant à sa gauche les boucs. Dans les représentations de la Bible, les brebis sont toujours bien vues tandis que les boucs sont réputés mauvais. On voit dans la suite de ce fameux texte d’Evangile que les brebis se sont bien comportées leur vie durant à l’égard des autres en leur venant à l’aide tandis que les boucs se sont montrés indifférents à leur prochain. C’est d’ailleurs pourquoi les brebis entrent dans le Ciel (la vie éternelle) tandis que les boucs sont condamnés à l’Enfer (le châtiment éternel).

AMEN JE VOUS LE DIS

Nous connaissons bien le mot « amen ». C’est un mot très fréquent dans la Bible et qui ponctue toutes nos prières. Ainsi lorsque nous répondons à une prière dite par le prêtre à la messe, quand nous faisons sur nous-même le signe de la croix nous concluons ces prières ou ces gestes par le mot « Amen ». Amen est un mot qui vient de l’hébreu (la langue dans laquelle l’Ancien Testament a été écrit). Ce mot assez intraduisible en français vient d’une racine qui évoque un rocher, sa solidité. Quelquefois on le traduit en français : « Ainsi soit-il ». Si le mot Amen évoque la solidité d’un rocher c’est parce que Dieu est comme un rocher solide et tout ce qu’il nous dit est vrai, solide : on peut s’appuyer sur le Seigneur. On peut le croire parce que tout ce qu’Il dit est vrai. C’est pourquoi quand Jésus dans la scène du « Jugement dernier » dit « Amen je vous le dis… » Il est en train de nous dire une vérité, quelque chose de très important.

Ici, il nous dit que lorsque nous servons notre prochain en nous rendant attentif à lui, en l’aimant, en l’aidant, c’est le Seigneur lui-même que nous sommes en train de servir, d’aider et d’aimer.
Pensons-y lorsqu’à la fin d’une prière, quand nous faisons le signe de la croix ou quand nous communions nous disons : « Amen » ! 
Père Stéphane Aulard