Paroles de paroissiens

Bonjour à tous,

Cette page est dédiée à tous les paroissiens qui souhaitent écrire des textes, des réflexions et les faire partager à la communauté.

De très nombreux paroissiens connaissent Gabriel Le Roy et son épouse Laurence, tous deux très engagés dans la vie de la paroisse.
Gabriel nous a quittés samedi 27 juin et ses obsèques se sont déroulées jeudi 2 juillet.
Nous sommes en union de prière avec Laurence, ses enfants Noah, Shirley et Martin et ses proches.

En vous rendant sur cet espace privé, vous pourrez partager un message de condoléances, un souvenir, une photo.

Bonsoir à tous,
Comme promis, nous vous envoyons quelques nouvelles sur le Groupe Jacques Deschamps accompagné d’une petite photo.
En cette période de confinement inédite, le scoutisme a pu continuer à vivre grâce à l’élan des chefs et à l’envie des jeunes de continuer à vivre leur aventure scoute autrement à travers des actions solidaires et des petites activités à distance.
Des initiatives solidaires ont eu lieu, des plus petits au plus grands!
Les plus petits, les Farfadets (6-7 ans) et les Guides (11-14)  ont fait de très beaux dessins pour des salles de repos de soignants et pour des personnes âgées dans des EHPAD du Val de Marne.
Les plus grands (Chefs et Compagnons (17-21 ans) se sont notamment mobilisés pour envoyer des chèques alimentaires aux plus démunis avec la Croix Rouge.
Des initiatives ont aussi été prises par les différentes maîtrises (chefs d’une unité) pour continuer à faire vivre le scoutisme aux Jeunes au sein de leurs Unités et ont proposé des défis divers et variés! Les idées n’ont pas manqué!
Les Louveteaux (8-11 ans) avaient des défis à relever: créer un petit personnage écolo vivant dans les bois et raconter son histoire et ce qui le caractérise etc…. De belles créations ont été réalisées!
Les Jeannettes, dont le thème de l’année est « Les espions » recevaient et envoyaient des messages à décoder entre elles. Elles maîtrisent maintenant parfaitement le code Avocat et le code des Templiers!
Les Guides ont notamment fait les « Olympiades du confinement » ! Très innovante dans l’histoire du scoutisme, ces olympiades se sont déroulées par équipes via de nombreux challenges à réaliser en lien avec le scoutisme.
Les Pionniers-Caravelles (17-21) ont lancé une activité « Top Chefs » et plusieurs autres challenges filmés.
And last but not least, grand rassemblement Scout du Groupe Jacques Deschamps confinés en photos! (en p.j)
Amitiés scoutes,
Isabelle et Damien

Bonjour,

Le Chœur Liturgique de Notre-Dame de Vincennes, malgré le confinement, reste actif et en union de prière avec vous, avec nos diacres, nos prêtres et nos évêques.

Après Pâques, il continue de vous accompagner par le chant en ce mois de mai consacré à Marie. Le Pape François nous invite à prier le chapelet au mois de mai et nous offre deux prières à la Vierge Marie qu’il a composées. Le Chœur Liturgique de Notre-Dame de Vincennes s’associe à cette démarche en vous proposant un chant inspiré du Magnificat que chante Marie lors de la Visitation, épisode relaté dans l’évangile selon Saint Luc (1, 46-55), quand elle va voir sa cousine Elisabeth qui va bientôt enfanter. C’est une invitation pour tout chrétien à aller au-devant de l’autre, à aller vers son prochain.

Chacun chez soi, mais tous ensemble ! Le Chœur Liturgique réitère son expérience en mode « confiné ». Choristes et musiciens, confinés chacun chez soi, se sont armés de courage et de patience pour enregistrer individuellement leur voix à distance. Ensuite, la baguette virtuelle de leur chef ,assistée d’un informaticien aguerri, a permis de « faire chœur » !

Aujourd’hui, le chœur est heureux de partager avec vous le chant « Chantez avec moi le Seigneur », car pour Marie « il a fait des merveilles, et pour vous il fera de même » … et là le lien vers le chant.

En ce qui concerne l’équipe ACAT de Fontenay-Vincennes, nous continuons à écrire au prisonnier du Bahreïn que nous suivons depuis plusieurs années. Seul le rédacteur signe au nom de l’équipe alors qu’habituellement, tous les membres signent.

Ce mois-ci c’était mon tour de rédiger la lettre. Ce n’est pas toujours facile de trouver l’inspiration car nous écrivons à un pays où la tolérance religieuse et les droits de l’homme ne sont pas la préoccupation du gouvernement et nous devons veiller à ne pas risquer de nuire au prisonnier et à d’autres opposants. « Notre » prisonnier a été torturé et condamné en 2013 à 15 ans de prison à la suite des manifestations pour les droits de l’homme. Nous écrivons à la prison mais, depuis 2013, nous n’avons aucune nouvelle de lui et, évidemment, aucune réponse à nos courriers.

Eh bien ce mois-ci, le sujet était tout trouvé, le coronavirus! Avec quelques mots repris de l’homélie des pèlerins d’Emmaüs, sans que l’auteur ni les pèlerins ne soient cités pour les raisons invoquées ci-dessus. Le père Stéphane me pardonnera, j’espère, ce léger plagiat.

En communion de prière
Catherine

La paix soit avec vous

L’Evangile du deuxième dimanche de Pâques (Jean 20,19-31) est particulièrement bien adapté à la période que nous vivons. Jésus rend visite à ses disciples qui sont enfermés dans un climat très anxiogène et les salue en leur disant ; « la paix soit avec vous ! ». Ce n’est pas une simple formule de politesse comme bonjour, bonsoir, car, par sa présence, Jésus, vainqueur de la mort, offre à ses disciples et à toute l’humanité l’Espérance d’une Vie éternelle… Ce Salut de Dieu s’adresse aussi à nous.

Dans la vie courante, les juifs peuvent se saluer par un chaleureux Shalom et les musulmans par un Salam Aleykoum qui fait référence à la paix, paix entre individus, mais aussi paix intérieure, sérénité profonde. Pour nous chrétiens, la paix est un don de Dieu. Dans le rituel de la messe, nous invoquons cette paix. Nous chantons Gloire à Dieu au plus haut de cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime et dans l’Agnus Dei : Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde donne nous la paix et le prêtre bénit les fidèles en disant : Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous.

La paix soit avec vous ! C’est cette même pensée que nous pouvons avoir pour les malades, les mourants qui sont actuellement dans nos hôpitaux, mais aussi pour les soignants, les aidants, les servants et finalement pour nous tous qui vivons dans l’angoisse de lendemains difficiles. Chaque soir, quand à la télévision le professeur Jérôme Salomon fait le point sur la pandémie qui sévit dans le monde entier et qu’il énumère le nombre de morts, ses paroles monotones et incantatoires me font penser à la litanie des saints et au destin commun de l’humanité, la communion des saints.

L’Evangile nous dit : heureux ceux qui croient sans avoir vu. Comment croire de nos jours ? Notre société vit dans la peur et la défiance et la crainte de transmettre un virus très dangereux nous a imposé un confinement qui modifie tous nos repères. De la même façon que Thomas (notre jumeau), a voulu voir de ses yeux et toucher de ses mains le corps du Christ, nous avons besoin d’avoir une proximité physique avec notre « prochain ». Ne plus s’embrasser, se serrer la main, toucher une personne qu’on aime, ne plus pouvoir se réunir pour une fête familiale, une cérémonie de mariage, d’enterrement, discuter entre amis, aller au restaurant, à l’école, avoir un travail normal, tout ceci bouleverse notre actuel mode de vie. Pour nous chrétiens, ne plus pouvoir accéder aux sacrements, ne plus pouvoir participer physiquement à la messe dominicale et pouvoir communier comme c’est l’habitude dans nos communautés peut être vécu comme une frustration. Le sacrement de l’Eucharistie nous permettait une rencontre intime avec Jésus. Dorénavant, Il faut trouver un autre chemin. En cette période perturbée, il faut nous adapter pour persévérer dans la Foi. Heureux ceux qui croient sans avoir vu, mais aussi ceux qui croient en sachant voir : Voir la beauté de la Création, voir tous les élans de charité et de solidarité qui animent dans le monde tous les hommes de bonne volonté et voir en Jésus le chemin de la Vérité. Certes nous sommes responsables de nos vies, appelés à agir et à lutter, mais si nous sommes croyants, nous prions Dieu, puissance spirituelle infinie, source immense d’amour, d’espérance et de force, fenêtre ouverte sur un autre monde de lumière et de paix.

Prions l’Esprit, n’ayons pas peur et faisons confiance à Dieu notre Père !

Joseph MARTEAU (Equipe du journal « Regards »)

Avec en tête l’évangile de Marie de Magdala au tombeau de mardi dernier.

Il n’est pas là au tombeau, ce Jésus que pourtant on a bien vu mort. Il n’est pas là. Absent. Noir. Insupportable. Il aurait du être là, même mort. Qui l’a emporté ? Toi ? le jardinier ? Dieu caché. La nuit obscure ne se déchire que par instants. Le cœur brûle dans l’absence. Ainsi, le désir aujourd’hui. Le jeûne eucharistique, le jeûne de l’assemblée, des amis, des autres. On ne croise même pas le jardinier. Où est-il, le jardinier ? Le prêtre seul devant son téléphone portable célèbre la messe. Seul. Il parle à des êtres invisibles. Le jardinier est invisible. Dieu est invisible. Marie au tombeau l’attend, le réclame, le cherche. Le désir s’accroît, le vase de parfum est oublié, le parfum s’élève du creux du désir. L’attente ? Jusqu’à quand ?

Maintenant. C’est maintenant. Dans l’aujourd’hui de l’attente. Persévérance, constance. Il faut s’accrocher. Croire. Croire qu’au profond du désert, Il est là. Dieu. Le jardinier. Et que, quand le prêtre seul, élève la coupe et le pain consacré, la Présence entre dans le profond du cœur, spirituellement, apaise le désir, et l’accroît de surcroît.

Martine Digard

Alors que certains comme Georges Perec dans « la disparition » ont su écrire un roman qui ne comporte aucun « e », je vous propose une prière rédigée sans « a »…comme quelque chose dont nous sommes privés, un vide quotidien que le Seigneur remplit.

Nous voici Seigneur, humbles et tournés vers Toi,
Tu vois notre désarroi, notre difficulté pour rester sereins et ne pouvoir rien mener ni décider,
Tu vois notre peine, voire notre détresse si un proche nous quitte alors que le Covid 19 est survenu,
Tu vois nos joies, nos sourires entendus lors d’une visio où se rejoignent nos Frères.
Seigneur, donne-nous Ton soutien pour réussir l’exploit d’éliminer notre peur et notre tristesse,
Seigneur, donne-nous de profiter de ce temps retrouvé, de réfléchir sur notre vie, de souffler un peu, de Te prier longuement.
Seigneur, même si ces jours sont bien compliqués, nous imposent une expérience non encore vécue précédemment, nous osons Te remercier de ce moment suspendu, un peu hors du temps.

Claire Guichard

Quand Il se lèvera pour faire trembler la terre, dit le prophète Isaïe.
L’orgueil humain baissera les yeux,
L’arrogance des hommes sera humiliée,
YHWH sera exalté, Lui seul, en ce jour-là.(1)

C’est l’horreur, et c’est l’Espérance. Il ne sait pas ce qu’il dit, celui qui dit : Que ton règne vienne… Cela ressemble bien à ça. Oui, l’orgueil humain baisse les yeux : plus de projets fantastiques, sportifs, consuméristes, assassins. Non, on a peur, on meurt ou alors on se lave les mains. On se les re-lave. On lave les poignées, les ordinateurs, les vêtements, les choses. Quant on peut. Car il y a des endroits où l’eau manque. Tout manque soudain : les promenades, les amis, le travail, l’embrassée chaleureuse, même l’Eucharistie. Plus rien. Des masques. Même pas. Oui l’orgueil des hommes s’est abaissé. L’arrogance humiliée. On croyait pouvoir tout. On ne peut rien. Survivre.

Pourtant dans le silence et l’humilité, YHWH est exalté : des personnes ordinaires donnent leur vie. Elles s’occupent des malades, en meurent elles-mêmes parfois. Oui, elles, sans le savoir, se sont consacrées. D’autres continuent à travailler pour que les vivants ne meurent pas de faim. Et d’autres…. Ils sont nombreux ceux et celles qui risquent tout pour cette terre. Et la terre revit, les oiseaux chantent, le nuage de pollution se disperse, ls politiques réfléchissent…On se dit alors : est-ce que ceci était bien nécessaire ? Et puis on se dit : où est-il mon Dieu ? Et les chapelets se murmurent, les psaumes se récitent : Un pauvre a crié, le Seigneur écoute (2)…

Oui c’est cela, Dieu écoute, et nous on l’oubliait. Écoutons-le, nous : faisons silence et nous l’exalterons. Exaltons-le : Mon âme exalte le Seigneur(3). Cela suffit, cela suffit à élargir le cœur. La terre s’effondre, mais on retrouve le cœur. Et si l’on retrouve le cœur, alors, le Seigneur dit : Au moment favorable, je t’ai exaucé, au jour du salut, je t’ai secouru.(4) Confiance, Espérance. C’est ce qui demeure.

(1) Is – (2), 10b-11. 2 Ps 33 (34),7. (3) Premier verset du Magnificat. (4) Is 49,8.
Martine Digard